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vendredi 4 avril 2008

En ce 40e jour...

Désolé si j'ai laissé écouler 36 jours sans donner aucuns détails sur ce qui s'est produit au courant des dernières semaines, mais je n'avais presque pas le choix.

Je sais, on a toujours le choix dans la vie, alors je vais assumer celui-ci.

J'vais renoncer contre-coeur à la paternité, à la demande indirecte de ta mère. C'est-ce qu'elle préfère.

Pourquoi?

Tu lui demandera car je me vois mal répondre pour elle. Surtout que je ne suis toujours pas certains de comprendre ses raisons derrière tout ça.

J'aurais préféré qu'on tienne une bonne relation amicale elle et moi, mais ce fut plus compliqué que je le pensais. Ta mère n'a pas confiance en moi, alors elle préfère que je "sorte" du portrait. Donc pour éviter qu'elle stress durant la grossesse, je vais probablement en parler pour la dernière fois, ici. Je m'excuse.

Mais si tu lis ceci un jour, dit toi que j'avais au départ espéré que tu viennes me rencontrer.

Vraiment...

jeudi 28 février 2008

Fait beau dehors hein... en ce 4e jour.

8:46 pm

SP4M: Vous croyez que je vais devenir un autre de ces blogueurs qui ne parle que de son futur enfant?

La Tête: C'est tout frais, laisse-toi une petite chance. C'est normal de vouloir s'extérioriser devant de tels événements.

L'Pénis: Je m'excuse...

SP4M: Sent toi pas mal... c'est pas de ta faute. En fait, je ne peux pas accuser personne ici. C'est juste une situation vraiment trop incroyable. Un accident.

La Tête: Tu veux parler d'autres choses?

SP4M: Ouais.

Le Corps en Choeur: ...

La Conscience: C'est chouette tout ce support que tu as par rapport à tout ça, les commentaires sur ton blogue, les amis, la famille... n'est ce pas?

SP4M: Vraiment, j'apprécie. Ça me fait chaud au coeur de savoir que les gens croient sincèrement que j'vais bien m'en tirer avec le titre d'un bon père.

L'Coeur: Fait un peu trop chaud d'ailleurs...

SP4M: Mais bon je devrais pas en parler comme si tout ça était coulé dans le béton. Pas avant 3 mois me semble. Elle pourrait faire une fausse couche, ou décider à la dernière minute de se faire avorter.

La Conscience: Ça m'étonnerais. Elle est super motivée.

SP4M: Je sais.

La Tête: Je m'excuse pour ce matin, j'avais pas le contrôle sur l'inconscient à ton réveil.

SP4M: C'est fou. Lorsque le cadran a sonné, j'ai snoozé et j'ai pris le cadran pour l'appuyer contre mon corps. En attendant la deuxième sonnerie, j'ai parlé au cadran. Je lui ai dit de ne pas s'en faire, que son jumeaux allait arriver bientôt. Sti que c'est fucké.

La Conscience: Tu vas t'en sortir.

SP4M: Je sais... ahhh j'ai envie d'un câlin.

La Tête: Tu vas avoir l'air épais de te faire un câlin tout seul, laisse tomber pour le moment.

SP4M: Bâtard, faut parler d'autres choses là...

La Tête: Fait beau dehors hein...

mercredi 27 février 2008

Jour 3 - Une discussion devant deux chaudières remplis de moules

Ta mère et moi sommes allés au restaurant pour discuter de toi, ton avenir et principalement de nos attentes. C'était rassurant. Je vais être présent dans ta vie.

Malgré son impulsivité et son petit côté drastique que je crois percevoir en elle, je lui fait un petit peu plus confiance. Elle semble savoir ce qu'elle veut , et elle te veut énormément. Elle sourit lorsqu'elle parle de toi. Elle est jolie lorsqu'elle sourit.

De mon côté, je suis encore un peu dans le brouillard. J'ai de la misère à le croire mais en même temps, je commence à le concevoir. Mais je suis stressé. Je n'ai jamais eu autant de boutons sur le visage. Mais ça ne devrais pas durer.

En ce qui concerne notre discussion, nous avons parlé du nom que t'allais hériter. Le miens, le siens, ou les deux? J'suis pas fervant d'un double nom de famille. Alors si on fini par écrire nos deux noms sur ton certificat de naissance, tu vas savoir maintenant que j'ai céder. Pour ton prénom, elle veut te nommer si t'es une fille. Si t'es un garçon, ça sera de mon cru, malgré que pour le moment, j'en ai aucune idée et je préfère ne pas y penser.

Je sais tout de suite que ta mère va avoir la garde. Elle est prête. C'est mieux ainsi.

En écrivant ceci, j'ai vraiment l'impression qu'on s'y lance trop rapidement. C'est presque absurde, comme si j'oubliais les conditions sur lesquels tu vas retontir. Mais je ne crois pas qu'il y aille du mal à ce qu'on frôle un peu tout les sujets, même ceux qui peuvent sembler bidons.

Mais bon... on fait du mieux qu'on peut.

P.S. - Le restaurant Bière et compagnie est excellent pour deux fanatiques de moules et de bières. Si ça existe encore lorsque tu liras ceci, je te promets de t'y emmener un jour.

mardi 26 février 2008

Jour 2 - Après la grande nouvelle



Ça fait 2 jours que je ne dors plus depuis que j'ai parlé avec ta mère au téléphone, depuis que j'ai appris que tu allais exister, depuis que j'ai su que j'allais être ton père. Sens toi pas mal. Je dois t'expliquer.

J'ai rencontré ta mère ça doit faire 4 ans. Elle était la meilleure amie de la blonde de ton parrain qui est en fait mon ami d'enfance. Mais à ce moment, nous n'avions jamais pensé que tout ça allait se produire un jour.

Nous nous sommes recroisés à sa fête dans un bar. On est revenu plus tard à mon appartement et nous avons couché ensemble, protégé biensûr. Nous étions pas en amour. C'était sur le coup de tête, seulement que du plaisir.

Ce qui est étrange dans la vie, c'est qu'elle nous réserve des surprises même si tout les efforts sont présents afin de s'assurer qu'il n'y en ai pas justement. Le condom s'est avéré inefficace.

Ta mère est tombée enceinte.

Depuis que j'ai appris qu'elle veut te garder, je ne dors plus. Je ne me sens pas prêt du tout à t'élever comme j'aurais aimé dans des circonstances plus favorables. Je m'excuse. Mais c'est la vérité. J'ai peur, peur pour toi qui prépare son arrivée. Je n'y peux rien.

Devant cette grande impuissance, je dois apprendre à le concevoir, à l'accepter. C'est le temps de changer. Tu vas arriver dans plus de 8 mois que je le veuille ou non, mais je vais être présent dans ta vie qu'elle le veuille ou non. C'est juste, non?

Néanmoins, je vais t'aimer. Je sais que je vais t'aimer. Tu n'auras jamais à le douter, je vais te le prouver.

En ce qui à trait à ta mère, je vais apprendre à la connaître, mais ça n'ira pas plus loin que de l'amitié. C'est compliqué, mais rien ce dont tu devrais te préoccuper.

Pour ce soir, j'vais me reposer l'esprit.

Tonight, I'm gonna rest my chemistry.

P.S. - Si tu lis ceci un jour, c'est que je voulais te léguer la franchise. Que tu connaisses la vérité de ton existence. Je voulais que tu saches qui était ton père, perdu à 26 ans.