dimanche 9 mars 2008

Une entrevue sur Célibatorium

9:05 pm

SP4M: Ça ne vous embête pas trop que je me serve de vous sur un blogue collectif presque mort?

La Tête: Non. Mais je crois que t'aurais dû le publier ici.

SP4M: Bah, encore quelques petits billets dessus. On verra par la suite.

La Conscience: On sait jamais!

La Tête: On sait jamais quoi? Ça ne change pas vraiment grand chose tant qu'à moi.

SP4M: De toute façon c'est fait. Il est déjà publié là!

Les Yeux: Et nous sommes les prochains!

vendredi 7 mars 2008

La censure

Il y a des moments dans une vie lorsque nous croyons sincèrement que la seule façon de faire le vide afin de soulever un poid de sur nos épaules est de crier en toute franchise tout ce qui nous tracasse l'esprit sans censure.

Mais souvent, la possibilité d'empirer certaines situations nous empêche de tout dévoiler de notre petit jardin secret qui semble manquer d'espace à long terme.

Ça déborde...

11:31 am

La Tête: T'ouvres une grande porte dangereuse toi là...

SP4M: Je sais mais j'ai besoin d'en parler... même si je ne devrais pas.

La Conscience: Tu crois vraiment que ça serait si dangereux que ça?

La Tête: Oui...

SP4M: ... et ...

La Conscience: ... non.

La Tête: Tu sais, on marche sur de la vitre cassée...

Les Pieds: Ouch!

La Tête: C'est délicat. Je pourrais facilement trouver 10 bonnes raisons pourquoi tu ne devrais pas. Mais la plupart des raisons devront désormais être affichés sur un petit coin libre de ton petit jardin secret.

La Conscience: Je ne pense pas que tu devrais te retenir. C'est thérapeuthique un exutoir, ce qui justifie la présence de ton blogue, tu ne crois pas? Et si tu devoilais tout ce qui te tracasses ou qui t'intrigues? Les personnes concernées pourraient très bien comprendre si tu t'exprimes bien. Peut-être même que d'être complètement ouvert ouvrira une porte bien intéressante?

SP4M: Honnêtement, plus j'y pense, ça serait lâche de tout dévoiler par l'entremise d'un blogue. Mes questionnements devraient être présentés face-à-face. Quoique... c'est toujours plus simple de gratter la surface virtuellement... Ahhh j'aime pas me censurer!! Je méprise tellement ce type de dilemne!

La Conscience: Mépriser, mépriser, c'est pas une raison de mépriser un tel dilemne voyont! Tu peux mépriser certaines personnes, certains traits de caractères, mais ne méprise pas ce dilemne. hehe!

SP4M: L'utilisation de ce mot à 5 reprises était-il vraiment nécessaire ?

La Conscience: Je méprise le fait que tu te censures...

jeudi 28 février 2008

Fait beau dehors hein... en ce 4e jour.

8:46 pm

SP4M: Vous croyez que je vais devenir un autre de ces blogueurs qui ne parle que de son futur enfant?

La Tête: C'est tout frais, laisse-toi une petite chance. C'est normal de vouloir s'extérioriser devant de tels événements.

L'Pénis: Je m'excuse...

SP4M: Sent toi pas mal... c'est pas de ta faute. En fait, je ne peux pas accuser personne ici. C'est juste une situation vraiment trop incroyable. Un accident.

La Tête: Tu veux parler d'autres choses?

SP4M: Ouais.

Le Corps en Choeur: ...

La Conscience: C'est chouette tout ce support que tu as par rapport à tout ça, les commentaires sur ton blogue, les amis, la famille... n'est ce pas?

SP4M: Vraiment, j'apprécie. Ça me fait chaud au coeur de savoir que les gens croient sincèrement que j'vais bien m'en tirer avec le titre d'un bon père.

L'Coeur: Fait un peu trop chaud d'ailleurs...

SP4M: Mais bon je devrais pas en parler comme si tout ça était coulé dans le béton. Pas avant 3 mois me semble. Elle pourrait faire une fausse couche, ou décider à la dernière minute de se faire avorter.

La Conscience: Ça m'étonnerais. Elle est super motivée.

SP4M: Je sais.

La Tête: Je m'excuse pour ce matin, j'avais pas le contrôle sur l'inconscient à ton réveil.

SP4M: C'est fou. Lorsque le cadran a sonné, j'ai snoozé et j'ai pris le cadran pour l'appuyer contre mon corps. En attendant la deuxième sonnerie, j'ai parlé au cadran. Je lui ai dit de ne pas s'en faire, que son jumeaux allait arriver bientôt. Sti que c'est fucké.

La Conscience: Tu vas t'en sortir.

SP4M: Je sais... ahhh j'ai envie d'un câlin.

La Tête: Tu vas avoir l'air épais de te faire un câlin tout seul, laisse tomber pour le moment.

SP4M: Bâtard, faut parler d'autres choses là...

La Tête: Fait beau dehors hein...

mercredi 27 février 2008

Jour 3 - Une discussion devant deux chaudières remplis de moules

Ta mère et moi sommes allés au restaurant pour discuter de toi, ton avenir et principalement de nos attentes. C'était rassurant. Je vais être présent dans ta vie.

Malgré son impulsivité et son petit côté drastique que je crois percevoir en elle, je lui fait un petit peu plus confiance. Elle semble savoir ce qu'elle veut , et elle te veut énormément. Elle sourit lorsqu'elle parle de toi. Elle est jolie lorsqu'elle sourit.

De mon côté, je suis encore un peu dans le brouillard. J'ai de la misère à le croire mais en même temps, je commence à le concevoir. Mais je suis stressé. Je n'ai jamais eu autant de boutons sur le visage. Mais ça ne devrais pas durer.

En ce qui concerne notre discussion, nous avons parlé du nom que t'allais hériter. Le miens, le siens, ou les deux? J'suis pas fervant d'un double nom de famille. Alors si on fini par écrire nos deux noms sur ton certificat de naissance, tu vas savoir maintenant que j'ai céder. Pour ton prénom, elle veut te nommer si t'es une fille. Si t'es un garçon, ça sera de mon cru, malgré que pour le moment, j'en ai aucune idée et je préfère ne pas y penser.

Je sais tout de suite que ta mère va avoir la garde. Elle est prête. C'est mieux ainsi.

En écrivant ceci, j'ai vraiment l'impression qu'on s'y lance trop rapidement. C'est presque absurde, comme si j'oubliais les conditions sur lesquels tu vas retontir. Mais je ne crois pas qu'il y aille du mal à ce qu'on frôle un peu tout les sujets, même ceux qui peuvent sembler bidons.

Mais bon... on fait du mieux qu'on peut.

P.S. - Le restaurant Bière et compagnie est excellent pour deux fanatiques de moules et de bières. Si ça existe encore lorsque tu liras ceci, je te promets de t'y emmener un jour.

mardi 26 février 2008

Jour 2 - Après la grande nouvelle



Ça fait 2 jours que je ne dors plus depuis que j'ai parlé avec ta mère au téléphone, depuis que j'ai appris que tu allais exister, depuis que j'ai su que j'allais être ton père. Sens toi pas mal. Je dois t'expliquer.

J'ai rencontré ta mère ça doit faire 4 ans. Elle était la meilleure amie de la blonde de ton parrain qui est en fait mon ami d'enfance. Mais à ce moment, nous n'avions jamais pensé que tout ça allait se produire un jour.

Nous nous sommes recroisés à sa fête dans un bar. On est revenu plus tard à mon appartement et nous avons couché ensemble, protégé biensûr. Nous étions pas en amour. C'était sur le coup de tête, seulement que du plaisir.

Ce qui est étrange dans la vie, c'est qu'elle nous réserve des surprises même si tout les efforts sont présents afin de s'assurer qu'il n'y en ai pas justement. Le condom s'est avéré inefficace.

Ta mère est tombée enceinte.

Depuis que j'ai appris qu'elle veut te garder, je ne dors plus. Je ne me sens pas prêt du tout à t'élever comme j'aurais aimé dans des circonstances plus favorables. Je m'excuse. Mais c'est la vérité. J'ai peur, peur pour toi qui prépare son arrivée. Je n'y peux rien.

Devant cette grande impuissance, je dois apprendre à le concevoir, à l'accepter. C'est le temps de changer. Tu vas arriver dans plus de 8 mois que je le veuille ou non, mais je vais être présent dans ta vie qu'elle le veuille ou non. C'est juste, non?

Néanmoins, je vais t'aimer. Je sais que je vais t'aimer. Tu n'auras jamais à le douter, je vais te le prouver.

En ce qui à trait à ta mère, je vais apprendre à la connaître, mais ça n'ira pas plus loin que de l'amitié. C'est compliqué, mais rien ce dont tu devrais te préoccuper.

Pour ce soir, j'vais me reposer l'esprit.

Tonight, I'm gonna rest my chemistry.

P.S. - Si tu lis ceci un jour, c'est que je voulais te léguer la franchise. Que tu connaisses la vérité de ton existence. Je voulais que tu saches qui était ton père, perdu à 26 ans.

dimanche 17 février 2008

Lorsqu'on danse entre hétérosexuels

















-Pourquoi est-ce que nous, les hommes hétérosexuels saouls, avons toujours un plaisir fou à jouer les homosexuels sur un plancher de danse?

Découverte sur TLMEB

Les samedi soirs ne sont pas toujours palpitant pour SP4M. Il y des moments comme celui-ci lorsqu'il reste à la maison pour niaiser sur le net.

Pour la première fois, il décida de faire un tour sur TLMEB afin de voir ce qu'il pourrait y avoir de nouveau sur la blogosphère québécoise.

Voici sa découverte troublante.

3:13 am

SP4M: Juste après le Célibatorium, en 35e position, Papa me fourre.

La Conscience: C'est particulier, n'est-ce pas?

SP4M: Particulier tu dis? Je sais pas quoi en penser.

La Tête: Logiquement, l'écrivain se fait fourrer par son père.

SP4M: Merci pour la description intuitive. Non mais sérieusement, à la fois très original, c'est troublant. Ses dessins ainsi que sa façon d'écrire sont très simplistes, même trop. C'est comme n'importe quoi!

La Tête: Il semble être bisexuel aussi.

SP4M: T'es perspicace toi ce soir!

La Tête: As-tu vu l'heure? Demande moi en pas trop...

SP4M: Le pire c'est que je viens de lire le tiers de son blogue. Bon ce ne sont pas des textes raffinés qui demande trop d'attention, et à cette heure-ci, ça se lit trop bien.

La Tête: Mais ses histoires de baise...

SP4M: Ouin. C'est un préjugé, je le sais, mais j'ai l'impression que c'est un être dérangé.

La Conscience: Et de parler avec son pénis, voir son corps en entier, c'est pas digne d'un être dérangé?

SP4M: Tu touches un point. Mais bon, sur ce, j'vais aller me coucher.

La Tête: J'espère juste que le subconscient nous fera pas rêver à son personnage. He he!